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lapin cowboy
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lapin cowboy
13 septembre 2011

aphorisme : en retard

Encore ... L'énième ... Je me souviens ... Cela débute toujours par un souvenir. Il faut croire que mes histoires ne commencent jamais aujourd'hui. Comme s'il me fallait le temps de revivre ce qui n'est plus. Alors je ne sais par quelle miracle, par quel déclic biologique ... Je me souviens et vois d'une clarté retrouvée mon incapacité à vivre honorablement socialement.

2 ans est une bonne moyenne pour comprendre leurs solicitations, leurs sous-entendus et leurs attentes ... Alors, bien sûr, qui pourrait avoir la patience d'attendre ce temps pour une réponse légitime. Je n'en veux à personne de ne m'attendre, je comprends bien que je suis trop lent. Je suis resté un enfant enfermé dans ses quiproquos qui mûrit à chaque souvenir et redescend aussitôt. Au fond, je ne suis pas malheureux. je crois que, quelque part, c'est un acte manqué, voir un choix sous-entendu ... Ainsi, le monde est toujours bien plus beau le jour même que deux ans après. Pourvu que ça dure. Seul remord, je ne comprendrai jamais les deux dernières années de ma vie. C'est peut être mieux ainsi.

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13 mai 2010

Aphorisme : Les yeux

Tout donne à croire que ce que l'on ne voit pas n'existe pas. Pourtant je suis convaincu que mes yeux ronds sans pupille ne sont pas vides. Au contraire, ils sont ce qu'il y a de plus dynamique, tellement rapides qu'ils en deviennent insaisissables. Ils ne peuvent être figés dans l'instant car ils ne regardent rien mais voient tout ou peut être le contraire. Les montrer reviendrait à les arrêter dans le temps, les laisser ainsi, les rend attentifs à tout. Et cela n'est pas sans leur affecter cette mystérieuse mélancolie qui les anime car, peut-être, ne recherchant rien de particulier, ils s'étonnent et cela, sûrement, leur suffit.

12 mai 2010

rien

Désolé pour la semaine écoulée sans dessins, elle ne résulte aucunement d'un manque de travail de ma part, bien au contraire, je travaillais sur une série de t-shirt pour Unomi records et vous ne pourrait les voir que lorsqu'ils sortiront ^^ merci de votre compréhension. D'ailleurs je ne manquerai de vous les montrer à cette occasion. bisou.

6 janvier 2010

Aphorisme : timide

Il parait que les enfants dessinent pour intégrer leur environnement. C'est une manière comme une autre de mettre à sa portée ce que l'on ne comprend pas. 12 ans, les enfants arrêtent de dessiner, serait-ce parce qu'ils ont tout compris du monde ? Cela fout le vertige. Moi, je dessine encore. Je ne comprends rien. Pourtant, c'est pas faute d'essayer. La preuve en images.

13 décembre 2009

Aphorisme

Le désordre est la chose la plus simple de ce monde car il n’obéît qu‘à une seule loi : l’espace vital. Tout dans le désordre ne tourne autour de cette notion. L’espace vital est le centre de gravité de l’anarchie. Prenons un cas concret, même si, nous sommes d’accord, l’exemple n’a jamais fait la règle. Dans mon appartement de 50m carré, tout se passe autour d’environ 2m carré (emplacement du bureau sur lequel j’ai posé mon PC). À travers un apparent chaos, on peut trouver une hiérarchie relativement stricte, tout d’abord, sur le bureau, se trouve tout ce dont j’ai besoin à porté de main : livre de notes, clopes, briquet, nécessaire de dessin, télécommande TV, colle et autres ustensiles de papeterie. Ça, c’est le premier cercle d’éléments gravitant autour de mon espace vital. Ensuite, autour de ma chaise de bureau, par terre, se trouvent les choses utiles à ma concentration, et dont j’ai besoin pour travailler sur plusieurs heures. Ces éléments sont généralement d’ordre alimentaire (bonbons, bouteilles de liquide en tout genre, boites de kebab et sandwichs) mais on trouve aussi des éléments servant à nourrir mon esprit (BD, ouvrages, cd ..) et le cendrier qui ne rentre dans aucune de ces deux catégories (bien qu‘il ait été anciennement une boite de kebab). Plus loin nous trouvons, à peu près à un mètre de la chaise, la troisième vague d’objets en gravité, les restes… ce sont les bouteilles vides, les boites, les poches, les paquets de cigarettes, et diverses choses utilisées dans mon espace vital mais qui n’ont plus d’utilité à portée de main. Encore un plus loin, on trouve tout ce que j’avais besoin, dans mon quotidien, avant d’entrer dans l’espace vital. Cela peut être à peu près tout et n’importe quoi : vêtements, affaires pour le travail (le « vrai », celui qui fournit l’argent à la fin du mois), ouvrages peu utilisés, assiettes, fourchettes, mouchoirs, couennes de jambon, vieux Posca, cendriers pleins… Bref, tout ce dont je n’ai aucunement besoin pour dessiner. Au-delà de tout ceci, nous pouvons trouver d’autres espaces vitaux : il y a celui du canapé directement en connexion avec celui de la console de jeu, celui de la cuisine (plus sobre dans le nombre d’objets en gravitation puisque j’y vais très rarement), celui du lit et des WC. En fait le bordel, c’est un peu comme un univers où les choses tournent autour d’autres en fonction de leur importance et de leur taille dans l’espace. Du coup, j’aurais tendance à dire que le chaos n’existe pas trop mais je doute que les gens qui rentrent dans mon appartement en disent autant.

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2 août 2012

I'm back !

De retour avec plein d'images, de textes et de dessins ! Donc, au programme des prochains "posts" :

- jusqu'à ce week end : les recherches pour les tatouages d'Anthony Constant (le célèbre DJ Berlinois) et de Claire (moins célèbre mais non moins excellente amie) / quelques croquis de plages (il y en a peu, je me suis rendu compte que je n'aimais pas dessiner dans le sable) / un ou deux illustration(s) sans prétention.

- la semaine prochaine : du lourd ! du très lourd ! un nouveau projet de bd (sans nom pour l'instant). Je me suis rendu à l'évidence, le projet sur les zombie est encore trop ambitieux pour moi (beaucoup de personnages et un manque sérieux d'organisation) et donc, pour faire mes armes scénaristiques, je suis parti sur un projet ne traitant que de Lapin... Simple, concis : de quoi me faire plaisir sur la mise en page, les chara-design et les dialogues ... beaucoup de dialogues.

-aujourd'hui, je vais ranger mon linge sale et dormir.

 

A DEMAIN !!!

 

9 mars 2010

ceci n'est pas un aphorisme

Je viens de lire ici : http://www.lyonmag.comwww.lyonmag.com/article/14416/gallery_video.php que la friche de Lyon allait disparaître. Je n'y suis allé qu'une fois et pourtant cela m'attriste au plus haut point. Une sorte de bazar euphorique autogéré par 500 personnes qui créent dans tous les sens, des images, des dessins, des peintures, des sérigraphies, des films, des danses, des spectacles, des pièces, de la musique, des sons, des graphs, des mouvements, des paroles, des dialogues, des rencontres, des habitations qui sont différents de ceux servis par le quotidien. Un autre modèle, en somme, qui donne à se détacher d'une certaine inertie. Parler de liberté alors que tout le monde vit de la même façon, se couche à la même heure, a les mêmes aspirations, mange les mêmes choses dans les mêmes plats en regardant les mêmes chaînes de tv sur des canapés identiques : il parait que 80% de la population fait quasiment les mêmes choses au même moment... le seul lieu où j'ai vraiment senti la liberté a été cette friche. Et d'un coup, ça fout le vertige de voir que l'on peut vivre différemment, que l'on peut suivre ses aspirations les plus personnelles avec autant d'individus et que ça marche, en plus. Une fourmilière humaine dynamique où le labeur est remplacé par la curiosité et la création. Qu'est-ce qu'il peut y avoir de plus important que ça ? C'est quand même taré de voir comment les gens, et moi le premier, préférons la médiocrité d'une vie sans surprise à un épanouissement personnel. On ne vit qu'une fois et on la passe à faire des compromis, ça craint un peu quand même, je suppose. Louer du temps de cerveau et personnaliser notre uniformité avec de la décoration d'intérieur! ferait un bon slogan pour nos vies de merde. Eux ont l'immense courage de faire des choix et ce lieu va disparaître. Sont-ils à ce point incompris ? Ce n'est quand même pas de la jalousie qui pousse les riverains et le maire à faire fermer ce lieux. Cela serait dégueulasse et pourtant, je ne vois pas d'autres explications.

15 août 2012

projet : death lapin (texte) réveil du lapin en enfer #2

"Cette pièce, je la reconnais, c'est la chambre de mon enfance. Tout y est comme dans mon souvenir. Mais que puis-je bien faire ici ? J'ai envie d'appeler Poule mais la fatigue me tient. Je n'arrive pas à faire le moindre mouvement, la moindre articulation, le moindre son ... je sens que je vais m'endormir à nouveau."

16 mai 2011

aphorisme dialectique

Hé ! Je vois que le nombre de gens qui viennent par jour augmente. Avant il n'y avait que ma mère qui venait, là vu le nombre, je doute que ce soit seulement elle. Donc si vous voulez me laisser des commentaires, j'en serais très heureux, juste pour dire si ça vous plait ou pas, ou ce que vous en pensez, ou d'autre trucs et aussi pour savoir qui vient me voir.

 

 

12 octobre 2010

Aphorisme : L'existence

Je me souviens d'avoir lu "l'Art Invisible" de Scott Mc Cloud dans lequel il parlait de la perception de l'enfant. A l'état de bébé, l'être humain ne croit que ce qu'il voit, pas ce qu'il sait. En ce sens, lorsque la maman se cache derrière une serviette et fait coucou, lorsqu'elle se rend à nouveau visible, l'enfant croit réellement qu'elle est partie et revenue. Cela pose la question de la réalité du monde, existe-t-il indépendamment de nous ? une chose que l'on ne connait pas existe-t-elle vraiment ?
A cela, nous répondrions sûrement : bien sûr ! Faut être super mégalo pour penser que les choses qui nous entourent ont besoin de notre conscience pour exister. De ce fait, je pense que nous sommes tous d'accord pour dire que même sans hommes pour regarder une fleur, celle-ci existe quand même.
Cependant, dans le même ordre d'idée, on peut poser la question de la réalité de Dieu, la réponse variera selon que l'on pose cette interrogation à un croyant ou non. De fait, l'un des deux à potentiellement raison. Dans l'absolu de la réalité du monde objectif, il est fort probable que seulement l'un des deux ne se trompe pas. Si l'on pose la question de la réalité des dieux grecs ou romains, qu'en est-il ? A priori, à chaud, comme ça, il y a des chances pour que la plupart des gens que je croise me réponde défavorablement à ce postulat. Pourtant, à un moment donné, il semble qu'ils aient réellement existé pour un peuple. Leur existence est-elle moins légitime que le Dieu unique et contemporain ?
Arrive ainsi la vraie question : dans qu'elle monde vit-on ? ce n'est pas une blague de comptoir, au contraire, c'est très sérieux, le monde objectif nous est complètement inaccessible. Nous ne voyons qu'un monde subjectif, à travers nos yeux et notre esprit. En cela, ma première question était en fait dérisoire car incomplète, j'aurais dû l'énoncer ainsi : "le monde que je vois, connais existe-t-il vraiment ?"
La réponse à double entrée est donc :
-oui, il existe à travers moi tant que j'existe (ou que mes œuvres qui l'expliquent sont vues et comprises par d'autres). Ainsi, il existe autant de monde que de personne pour les percevoir.
-non, car le monde que je vois n'existe pas en dehors de moi, il n'existe pas de manière objective. Le monde que je comprends n'est qu'une illusion de mon esprit.

En ce sens, je suis pour dire que ce je ne connais pas, n'existe pas. Il n'existe qu'à partir du moment où il rentre dans le champ de ma compréhension et de ma perception. Avant cela, il n'est rien mais je ne demande qu'à le découvrir.

25 mars 2010

Aphorisme : les mains de l'apprenti

Les mains de l'apprenti sont pourries par sa maladresse et son travail hasardeux. Des trucs gonflés, coupés, hachés, cicatrisés, paralysés, recollés y font office de doigts, et apparemment, il paraît qu'à l'origine, ils en étaient vraiment comme ceux de tout un chacun. On y trouve des plaies, des pansements, de la couture et quelques autres surprises de tous ordres. Cela peut paraître un peu crade ou gore ou même, peut-être, un peu repoussant mais qu'est-ce que c'est beau quand on prend le temps de les regarder : une sorte de mémoire visible de toutes les conneries à éviter de faire lorsque l'on bidouille un truc, mieux c'est dictionnaire non exhaustif de dérapages non contrôlés. Et si l'apprenti continue de se marquer les mains, c'est bien parce qu'il sait qu'il y trouvera quelque chose qui en vaut le coup.

2 mai 2010

Explication d'aphorisme.

Je suis profondément un dessinateur, ce que j'entends par là, c'est que le trait m'a toujours semblé plus fort que le travail de la masse. Ainsi, je n'arrive que difficilement à apprécier la peinture et je ne comprends que trop bien les débats acharnés entre peintres et dessinateurs dans l'histoire des arts. De fait, mon plaisir va d'abord aux peintres "conservateurs" classiques et néo-classiques avant d'aller aux "novateurs" hollandais, romantiques et impressionnistes. Là où le paradoxe survient, c'est que je ne me sens absolument pas conservateur. Il est toujours bon de réfléchir sur ce que l'on fait. C'est en ce sens, que je me suis tourné vers les écrits d'Ingres, peintre défenseur du dessin mais aussi moderne dans ses libertés.

Les quelques textes qui suivent font suite à la lecture de cet ouvrage : Ingres, ecrits et propos sur l'art au éditions Hermann.

2 mai 2010

Aphorisme : Le dessin lisse

"L'art ne réussit jamais mieux que lorsqu'il est caché" (Ingres) pour cela, il faut une image absolument lisse, polie et froide où la touche et le geste y sont proscrits. Je me fous des états d'âme de l'artiste, je veux oublier qui je suis, plonger dans l'image, sortir de moi. "Une image qui ne me change pas n'est pas bonne" (Larcenet) Et pour cela, j'ai besoin d'oublier que c'est un homme qui a fait l'image, pour la voir, la comprendre pour elle-même et ne pas en décrocher par quelques "erreurs". Le message me semble bien plus important que l'expression et c'est en ce sens, qu'une image doit être une "fenêtre ouverte sur le monde" (Alberti).

La touche ancre le regard à la surface. Elle est arrogante, elle empêche l'au-delà et le message pour ne montrer que le procédé au détriment de la pensée. En soit, elle n'est que le moyen le plus facile d'arriver au sentiment. Or tout sentiment à besoin d'être caché dans l'être humain pour être sincère. Il a besoin d'être vécu et appréhendé dans le temps. Le sentiment ostentatoire est pompeux. L'imitation de la nature, ce n'est pas faire une photo mais reprendre la complexité de ce qui nous anime. En outre, la pensée est toujours cachée derrière le corps, derrière l'homme et sa matière. Les gens qui affichent leurs sentiments ont quelque chose à cacher et ce qu'ils nous montrent est irrémédiablement faux. Pourquoi en serait-il autrement pour l'art ?

2 mai 2010

Aphorisme : spontanéïté vs pensée

Je ne dis pas que les procédés consistant à garder la spontanéité et la fraîcheur sont mauvais en soit ou qu'ils ne servent à rien, je dis qu'ils sont sans commune mesure avec ce que l'on peut découvrir par une image pensée. Le croquis, frais, n'est que le résultat d'une pulsion et d'une envie. L'irréfléchi est très utile dans la construction d'une image, car met en avant des choses cachées mais comment peut-on s'arrêter là et s'en satisfaire. L'effet, bénéfique bien sûr, est un excès de vie mais le risque nettement plus grand en est la vacuité de par l'appréciation de la forme avant celui du message. Le dessin clinquant, est souvent, pour moi, sinon toujours, mauvais puisqu'il délaisse la profondeur de l'image au profit de l'esthétique.

2 mai 2010

Aphorisme : L'esthétique

L'esthétique peut-il suffire à la valeur de l'œuvre? L'image se regarde avec les yeux, il pourrait sembler normal que la plastique soit donc le plus important. Ce serait oublier pourquoi nous regardons des images : pour qu'elles nous changent, nous sauvent et nous fassent rentrer dans un devenir. A quoi bon regarder une image si nous sommes la même personne avant et après. Cela ne passe nullement par des moyens uniquement plastiques mais par la sémiologie du trait et son message.

2 mai 2010

Aphorisme : revisite du mythe de la fenêtre ouverte sur le monde

Cette expression consacre le fait que le peintre doit s'effacer devant sa peinture pour que le l'illusion soit parfaite et que le spectateur semble se trouver devant un vrai paysage. Ceci étant le plus haut point de la mimesis telle que la dépressiait Platon. De cela, je ne retiendrai qu'une chose : l'autonomie de l'œuvre. C'est là où je rejoins cette pensée, une bonne œuvre est une œuvre que l'auteur a affranchie pour en faire disparaître son aura. Une œuvre n'a pas besoin de la présence fantomatique derrière elle pour exister et doit pouvoir exister par elle seule sinon comment pourrait-elle être "finie" ?

Je ne suis évidemment pas un défenseur de la mimesis et encore plus lorsque l'image se veut trompe-l'œil. Mais je pense sincèrement qu'une image doit pouvoir tout de même trouver une cohérence propre pour que le spectateur puisse y croire et s'y plonger.

10 février 2010

Aphorisme : timide, lache & curieux

Une phrase me revient souvent : "je suis timide, lâche et curieux". Autant, au début, je trouvais ce credo, à la belle sonorité, cocasse de par l'auto dérision qui en découle, autant, plus ça va, plus je me rends compte que ce guimmick est proche de la réalité. Il n'y a pas idée, je dois apprendre à vivre avec. En soi, me direz-vous, chacun ses qualités et ses défauts mais le problème est de taille car directement engendré par le paradoxe entre "lâche/timide" versus "curieux". Le fait est qu'il y a des choses que ma pudeur (pas toujours bien placée) m'interdit de demander mais que ma curiosité me hante. Tout le temps où je suis lâche, la curiosité fait son boulot lent et méthodique. Une fois le processus enclenché, rien ne va plus, les jeux sont faits. La bille est lancée dans le truc qui tourne du casino de ma tête. Parfois, elle peut tourner très longtemps mais ce qui est sûr, c'est qu'elle finira par s'arrêter, lorsque ma curiosité sera trop prégnante ... De ce fait, "timide, lâche et curieux" fait souvent un un cocktail détonnant, impromptu et maladroit.

20 janvier 2010

Aphorisme : dialogue

la fille : "tu es peu poilu pour un loup."

le loup : "tu es un peu jeune pour chasser."

la fille : "soit, on est quitte, restons-en là et soyons bons amis. Je ne tue que pour me nourrir. Je sors d'un bon repas où j'ai mangé plus que de raison. Je me baladais histoire de digérer. C'est rare de trouver un animal qui parle."

le loup : "Peut-être ne leur laisses-tu pas le temps de le faire par habitude."

la fille : "C'est vrai, je n'y avais jamais songé. La prochaine fois que je verrai un lapin, je lui dirai bonjour."

le loup : "Les lapins ne parlent pas."

la fille : "Ah ! Je suis soulagée. J'adore les lapins, leur chaire est tendre comme celle des chats."

le loup : "Moi aussi, je les aime bien. Je connais une bonne recette. Veux-tu que je t'en fasse part autour d'une bonne table."

la fille : "Bien sûr, j'apprécie toujours les échanges de tradition."

12 janvier 2010

Aphorisme : dialogue

Julien :

- non ! 27 ans, c'est rien.

Rémy :
- Tu rigoles ? T'es vieux ! A 27 ans, tes parents avaient déjà 2 enfants, 1 chien, 1 voiture, 1 maison et ils travaillaient respectivement depuis 7 et 9 ans.

Julien :
- Voilà, c'est là la différence, moi, je n'ai jamais travaillé. C'est ça qui rend vieux : louer 8 heures de cerveau par jour à un patron. En plus, ma copine, je ne vis pas avec et je n'aime ni les animaux ni les enfants.

Rémy :
-tu vois ? C'est ça ton problème. T'as peur d'être autonome, ta mère lave encore ton linge et te prépare des repas dans des poches de surgelé. Il est temps que tu t'assumes. Tiens, pour commencer, qu'est-ce que tu pourrais faire comme travail ?

Julien :
- Euh ... Je ne sais pas trop ... Enfant je voulais faire cosmonaute. c'est mal parti. Peut-être que je pourrais être dessinateur ...

11 janvier 2010

Aphorisme : souvenir

Souvent, un jour, je me souviens, il y a peu, de moi. Peu importe les conditions. Je ne m'offusquerai pas. L'acouphène me berce, m'endort, me réveille & s'amplifie avec les obus qui tombent dans la pièce à côté. Les sensations se modifient, les céréales ne croustillent plus, elles ont le goût d'un long bruit strident. Les céréales sont floues, à peine visibles, dans le lait, dans le nuage. Ce matin, le canon à trois kilomètre d'ici a soulevé  deux ans de ménage non-fait de cet appart abandonné. Cela me pique les yeux, le nez, la gorge ... trop de particules en souvenir d'un coup. Le lustre a fini par tomber dans mon bol.

11 janvier 2010

Aphorisme : les autres

Chez les gens, il n'y plus de gens. Pourtant, il y a plein de meubles, de photos, de décorations ... Alors je m'incruste. Chaque nuit, je change, je suis quelqu'un d'autre. Cette semaine, je serai la famille "Martin". Lundi, le fils : lit en forme de voiture. Mardi, la fille : chambre rose & peluches. Mercredi, la mère : le côté gauche du lit. Jeudi, le père : côté droit. Et vendredi, le chien : la corbeille et la gamelle.

7 janvier 2010

Aphorisme : nouvelle maison

Le paysage. Ça y est. Je me suis habitué, j'ai le sentiment qu'il a toujours été ainsi. Aussi naturel qu'une ballade en forêt. On peux y trouver des champignons. Le paysage de mes souvenirs me paraît si lointain, si absurde que je n'éprouve plus la moindre nostalgie. L'eau courante, la lumière, la TV et le jogging : cela me donne envie de m'endormir. Ce sont forcement des rêves.

6 janvier 2010

Aphorisme : lapin

Pourquoi le lapin ? Que possède cet animal que les autres n'ont pas ? Que possède cet animal que les hommes n'ont pas ? De longues dent, un nez qui bouge, de grandes oreilles, une petite queue. Est-ce suffisant pour lui donner une telle importance ? Certes, il est mignon mais nous pourrions en dire tout autant du chat grassouillé qui ronronne, il y a autre chose ... Je me souviens d'un coup, ce n'est pas l'image qui importe mais la référence : Alice au pays des merveilles. Le lapin est celui qui connait les réponses, c'est le guide, le fil d'Ariane, c'est lui qui nous montre la direction dans un environnement qui n'en possède pas le moindre. Le lapin, pour cela, est rassurant et même nécessaire. Il n'est pas juste une blague, un petit bonhomme rigolo, il est a prendre au sérieux. Soyons honnête, là où tout est relatif, le lapin est point de repère.

29 novembre 2010

texte élégiaque pour la bd : de cowboy pour sophie (son amie transformée en zombie)

J'aime l'impression que rien n'a changé, je rentre chez moi, les meubles sentent la dernière tendance à la mode, dernière tendance à la mode pour l'éternité ... Je me fais un café, je suis retourné à ma vieille cafetière à filtre ... Je ne trouve plus de dosettes. Tu aimais les dosettes, leur confort, leur simplicité. Tu n'avais rien à faire de l'écologie et tu disais que l'humanité pourrait bien disparaître, ça ferait du bien à tout le monde. Ô Sophie ! l'esprit le plus indomptable que j'eusse pu connaître, que n'avons nous pas vécu ensemble ? Entre la défécation de quiche lorraine sur le pare brise du président de la république et les nues alanguies que tu m'offrais sr les toits dans les champs d'immeubles. Nous évoquions notre mariage, notre union. Point de mysticisme mais seulement l'envie d'une bêtise ultime assumée que vivrions tous deux. Je t'offrirai ce mariage, tu ne seras pas mienne comme aiment le dire les connards, nous serons ensemble. Alors nous deviendrons l'un l'autre, nous serons pour toujours les mêmes pensées. Ce sera le plus beau des jours, je te verrai sourire, non pas comme une princesse qui réalise un rêve de conte de fée mais comme lorsqu'on arrête de se prendre au sérieux pour se moquer de notre propre besoin de conformisme.

cowboy pour Sophie

13 juillet 2012

aphorisme du chien mort.

Je me demande si un chien, un jour, a habité ici. C'est fort probable parce que la maison n'est quand même plus toute jeune. Elle a dû en voir défiler des couples de jeunes mariés exerçant leur parentalité inexpérimentée sur la gente canine ou des veuves épleurées ayant besoin d'une compagnie à qui "il ne manque que la parole".

En même temps, beaucoup de gens n'aiment pas les chiens. Il faut leurs ouvrir leur boite de conserve, leurs ouvrir la porte pour "sortir" et ils sentent rarement la rose. Il se peut que la maison ait échappé à tout cela. Cependant, j'accorde le bénéfice du doute à l'existence passée d'un chien entre ces murs.

C'est pour cette raison que je lève mon verre : "A la mémoire du chien qui a potenciellement habité ici !"

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